Le Kerala est une région très prospère du sud-ouest de l'Inde où il fait bon passer quelques jours de détente loin du tumulte des grandes villes.

Ici, la vie est beaucoup plus sereine et apaisée, les gens sont particulièrement souriants et avenants. Tout déplacement est ponctué de rencontres furtives ou bien souvent les échanges se limitent aux trois même phrases : "Good morning" , "Where are you come from ?", "What's your name". Et même si ce dialogue ne va rarement plus loin, il est toujours accompagné d'abondants et généreux sourires.
C'est peut être ce qui changent vraiment avec les autres régions de l'Inde que j'ai visité. Il y a ici, un sens de l'accueil et l'on ressent vraiment une "joie de vivre", d'aller à la rencontre.
La mer d'Oman (particulièrement salée), ses plages immenses bordées de cocotiers participent très certainement à cette sérénité. Il n'est pas rare de voir les indiens en contemplation devant ce paysage de rêve. C'est particulièrement vrai en fin de journée de lorsque le soleil se couche.
Femme, enfants...il viennent ici en famille après leur journée de labeur pour observer l'environnement, écouter le roulement des vagues sur le sable et apprécier le soleil décliner avec une symphonie de chants d'oiseaux en fond sonore.
Ce matin, je me suis levé très tôt pour observer les petits pécheurs de retour de la mer. Les embarcations traditionnelles ont laissé place à de drôles de barques en polystyrène bien plus légères.
Lorsqu’un pécheur arrive, ils sont nombreux à venir l'aider à porter son filet, tracter son bateau sur la grève. Tout se fait de façon informelle mais on ressent très fort la solidarité qui règne entre-eux.

Aussi, je n'ai pas vraiment été surpris lorsqu'ils m'ont sollicité pour les aider à remonter une embarcation traditionnelle.
Des bouteilles de coca remplies d'eau et réutilisées pour faire rouler plus facilement le bateau. C'est lourd, physique et personne n'était de trop pour rendre la tache plus facile.
Au final, un bien maigre butin pour chaque pêcheur en regard du travail fournit, seulement 2-3 kg de petits poissons,
immédiatement, revendus aux acheteurs venus en vélos. Au même moment, un vendeur de noix de cocos commence à préparer son étal pour proposer ce fameux jus que l'on sirote tranquillement à l'ombre des palmes.C'est aussi ça le quotidien des Kéralais.
Il y encore au Kérala, des petits coins de paradis... encore protégés du tourisme de masse. Je m'y sens tellement bien, que j'ai décidé de rester quelques jours sur place, avant de reprendre mon périple vers le chemin du retour.

