Comment je suis devenu éditeur de t-shirts
Par Zippy, le 08 Janvier 2008 à 14:08
Ma mère me voyait avocat ou toubib, ma grand-mère fonctionnaire. Pour elle, c'était se promettre à un avenir tranquille : une sécurité de l'emploi et un salaire qui tombe régulièrement. Mais visiblement je n'étais pas vraiment fait pour cette destinée.
Gamin, je me projetais dans des horizons lointains, je dévorais tous les livres de voyages et d'explorateurs en tout genre et n'aspirait qu'à une chose devenir grand reporter.
Mon parcours professionnels s'est finalement fait de rebonds et d'opportunités et jamais, je n'aurais imaginé faire du e-commerce un jour.
Très souvent, on me questionne sur mon parcours et les motivations qui m'ont poussé à lancer Look-zippy. Je n'ai pas fais HEC ni Sup de co, je me construit à travers des expériences que je ne regrette absolument pas d'avoir vécu.
- Equipier chez Quick : une expérience inoubliable de 26 jours. Mon premier job qui m'a permis de découvrir le management à l'américaine et la définition du mot Chefaillon.
- Vendeur d'encyclopédies en porte à porte : un boulot alimentaire mais incontestablement la meilleure école pour apprendre le métier de vendeur. Un métier où l'on peut gagner beaucoup d'argent, à condition de travailler comme un acharné, d'utiliser des techniques parfaitement rodées et d'oublier le sens du mot éthique.
- Steward sur les trains Corail : J'étais VSD (vendredi, samedi, dimanche... ça ne s'invente pas). J'ai ainsi pu découvrir la Bretagne de long en large, de Plouaret-Trégor, en passant par Brest ou Nantes. Mais j'ai surtout passé des soirées endiablées à faire la fiesta avec mes collègues de travail. Nos frais d'hébergement et de restauration étant pris en charge par la boite, nous avions de bonnes capacités pour nous lâcher. C'est la période où j'ai certainement le moins dormi.
- Technicien audiovisuel : Pas suffisamment pute ni arriviste pour cracher sur les copains et monter en poste, je n'étais franchement pas fais pour ce milieu de faux culs. Du journal télévisé, aux archives, en passant par le sport ou la politique étrangère j'ai découvert de l'intérieur, comment l'information distillée tous les jours peut être manipulée. C'est probablement l'expérience la plus enrichissante que j'ai vécu.
- Formateur-Animateur audiovisuel : C'était l'époque du s-vhs et du HI 8, l'image ne se travaillait pas comme aujourd'hui mais c'était une très bonne transition vers ce qu'il allait devenir mon deuxième métier.
- Educateur de rue et animation socio-culturelle : Dans les banlieues rouges parisiennes (Stains, Sarcelles, Montreuil) ou la découverte de certaines réalités sociales permettent d'avoir un autre regard sur notre société. Un métier polyvalent et passionnant qui permet de faire du sport, de la culture, du spectacle, de l'insertion professionnelle jusqu'au jour où vous vous rendez compte que vous tentez de vider un océan avec une petite cuillère. J'y mettais trop mes tripes et je m'y suis usé.
- Formateur en création d'entreprise : Comme je n'avais pas vraiment les moyens de me lancer, c'était une bonne manière de vivre la création d'entreprise par procuration.
- Formateur Internet : faire de la formation à internet en 1997 relevait presque de l'inconscience, surtout lorsque les 5 postes en réseau se partageaient une connexion numéris à 128 k.
- Gestionnaire d'équipement touristique : certainement un bon condensé de tout ce que j'ai fais avant, de la gestion, du commercial, des relations publiques (du social aussi), mais surtout ma première expérience de commercialisation par le net (en 2000 on me prenait pour un fou).
De façon occasionnelle, j'ai également fait de la figuration, mannequin, manutentionnaire, plongeur (vaisselle je précise), cueilleur de prunes, castreur de mais, gardien de parking... et j'en oublie certainement.
Je ne sais pas ce que me réserve l'avenir, ni même ce que je ferai dans 5 ou 10 ans. Logisticien dans l'humanitaire ? GO en Thaïlande ou ailleurs ? Consultant ? j'avoue que je n'en sais strictement rien. Je ne me refuse aucune possibilité, des plus plausibles aux plus improbables. Si quand j'étais jeune on m'avait prédit cet avenir, j'aurais très certainement répondu : mais t'es ouf
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Ben aka Zippy
